Expérimentons le pont de pierre autrement…

///Expérimentons le pont de pierre autrement…

Expérimentons le pont de pierre autrement…

Dans le cadre de la fermeture expérimentale du pont de pierre cet été, quels sont les résultats attendus issus de cette démarche ?

Avant de parler des résultats attendus, il faut rappeler tout d’abord que nous ne fermons pas complètement le pont de pierre mais que nous le fermons seulement à la circulation automobile et que les transports en commun, les cyclistes et les piétons pourront encore l’utiliser. Nous n’avons pas pris cette décision pour créer des soucis aux automobilistes ou pour ennuyer les citoyens en général. En effet, fermer le pont de pierre cela veut dire moins de pollution dans le centre-ville, cela signifie moins d’embouteillages et une circulation plus fluide. Si nous nous permettons de le faire maintenant, c’est que nous avons des alternatives extrêmement cohérentes avec le pont Saint-Jean, le pont Jacques Chaban-Delmas, le pont d’Arcins et bientôt le pont Jean-Jacques Bosc. De plus, les services techniques ont mené des études très fines sur la circulation en général et sur celle du secteur concerné, et nous nous sommes rendu compte que le pont de pierre supportait de moins en moins la circulation automobile.
Mais, comme la question elle-même le souligne, c’est une proposition expérimentale, et si véritablement cela créait plus d’embouteillages et plus de pollution, nous arrêterions l’expérimentation. Je constate une chose, depuis que nous avons mis en place dans les années 2000, la circulation à double sens sur les cours où Jacques Chaban-Delmas les avait mis à sens unique dans les années 60-70 ; depuis que nous avons organisé les trois boucles d’évitement du centre-ville, (la boucle des cours, la boucle des boulevards, la boucle de la rocade), et la mise en œuvre du secteur à contrôle d’accès (faisant 80 hectares et étant un des plus importants de France et d’Europe), nous constatons des résultats positifs. Nous pensons également que cette démarche ne perturbera pas les commerces parce que ceux situés dans ce secteur-là, sont surtout des commerces de proximité et que la circulation concernée par le pont de pierre est une circulation de transit plutôt qu’une circulation domicile-commerces.

Donc nous pouvons dire que les résultats attendus et souhaités, sont une meilleure qualité de vie pour les enfants, les personnes âgées et pour les personnes qui sont confrontées aux pathologies liées à la pollution atmosphérique. C’est une décision essentielle pour leur santé et cela permettra de rééquilibrer l’espace urbain de telle manière que celui-ci devienne plus convivial et bien meilleur à vivre.

Quels sont les enjeux/défis liés à la mobilité qui rentrent en jeu dans le cadre de ce dispositif exceptionnel ?

Le grand enjeu de ce mandat, c’est de développer le covoiturage. En effet, l’opération Boogie qui est menée sur la rive droite aujourd’hui est très importante. Celle-ci va permettre de gagner quelques parts de transfert modal : un certain nombre d’administrés qui utilisent la voiture voire les transports en commun aujourd’hui, pourraient pratiquer le covoiturage. Cette opération permet au conducteur et à l’usager d’obtenir « des bons points » et d’être « récompensés » par des cadeaux. Si seulement 4 ou 5% des usagers automobiles utilisaient le covoiturage, il y aurait une meilleure fluidité au niveau du trafic et surtout moins de pollution.

Quelles sont les solutions alternatives mises en place et proposées pour nos administrés ?

Je viens de les évoquer, mais j’ai un message à faire passer aux administrés et notamment en particulier à ceux qui se déplacent en voiture : l’augmentation du nombre de voitures est telle, et l’espace urbain ayant peu évolué, que nous ne pouvons pas recouvrir la commune de places de parking et de nouvelles voies autoroutières. Nous souhaitons, contrairement à des villes qui prennent des mesures trop strictes, proposer aux citoyens des alternatives liées à des mesures souples, douces, expérimentales et qui, petit à petit, ont démontré leur efficacité et leur pérennité. Aujourd’hui, lorsque nous voyons le nombre de véhicules que supportent le pont de pierre, nous nous disons que cette fermeture à la circulation automobile n’aura rien d’extraordinaire.
L’enjeu actuel, est de faire vivre au mieux les infrastructures de transport ensemble pour la qualité de vie des usagers, de notre territoire et au-delà de la planète. Que cela soit le futur BHNS, les bus ou le tramway…

Bandeau pont

2017-10-04T14:25:14+00:00