Nouveau rendez-vous de la rentrée, « Les petits-déjeuners de Communauté d’Avenir » sont la déclinaison municipale « Des rencontres de Communauté d’Avenir » du 4 juin à Darwin. Le principe est simple : le maire de l’une des quatorze communes de la majorité métropolitaine échange durant une matinée avec des élus et ses sympathisants de l’action qu’il mène à Bordeaux Métropole. Un moment convivial au cours duquel l’unité et la dynamique mise en place par Communauté d’Avenir autour d’Alain Juppé, lors des élections municipales, est plus que perceptible. Car, ne l’oublions pas, ce ne fut pas vingt-huit campagnes électorales individuelles qui furent menées en 2014, mais vingt-huit campagnes électorales au service d’un même dessein : reprendre la Communauté urbaine devenue, depuis, Bordeaux Métropole.
Samedi 1er octobre, dans la salle Jacques Ellul de Pessac, une soixantaine de personnes manifeste son désir de comprendre ce qu’est la métropole bordelaise, malgré la complexité du sujet. Assis sur des tabourets de bar, les intervenants prennent place.

Pessac - La MétropoleFranck Raynal les rejoint, prononce quelques mots d’accueil chaleureux, avant de passer le micro à Vincent Mauricard. Le chef de cabinet d’Alain Juppé à Bordeaux Métropole présente l’institution métropolitaine et les différentes étapes constitutives qui se sont succédées de 1966 à nos jours.
Compétences, budgets, mutualisation, accord de coopération entre la majorité et la minorité dressent le portrait aussi intéressant qu’inquiétant de la métropole. Puis, à tour de rôle, Dominique Poustynnikoff, Gladys Thiebault, Zeineb Lounici, Eric Martin et Benoît Rautureau, exposent, avec leur style, leur expérience et leur ressenti, l’exercice de leur mandat de conseiller métropolitain. Si le propos se veut autant pédagogique que didactique, anecdotes croustillantes et saillis politiques ponctuent chaque intervention.
Franck Raynal reprend le micro. C’est le maire, mais aussi le Vice-président, qui s’exprime sur les bienfaits de la mutualisation, les projets contenus dans le contrat de co-développement de la commune, sa délégation de Vice-président en charge d’AggloCampus, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il est intarissable. L’Opération d’Intérêt Métropolitain Bordeaux Inno Campus n’a plus de secret. Quant au principe de cogestion entre la majorité et la minorité, s’il doit tenir compte du fait majoritaire, il ne serait souffrir d’aucune remise en cause.
Dans la salle, des mains se lèvent : « La mutualisation n’aura-t-elle pas pour effet d’augmenter les impôts ? » Le principe et son pendant budgétaire sont expliqués. « Et la cogestion, si Alain Juppé s’en va, est-ce que ça va durer ? » La sagesse des élus métropolitains y veillera. « Avec tous ces agents, toutes ces compétences et toutes ces réunions à la métropole, les élus continueront-ils à défendre Pessac ? L’administration ne prend-elle pas le pouvoir ? » Le politique demeura vigilant à toute dérive technocratique.
13h00 retentit. On se sépare. Le cœur pessacais, mais l’esprit métropolitain.

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