Vous prendrez bien une part de métropole avant votre dîner ?

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Vous prendrez bien une part de métropole avant votre dîner ?

Ils connaissent Bordeaux Métropole. Son président Alain Juppé. Les 28 communes qui la composent. Son fameux tramway. Pourtant, à l’invitation d’Agnès Versepuy, ils ont souhaité approfondir le sujet. Comprendre le fonctionnement de ses services depuis la mutualisation. Echanger sur le projet de la mandature porté par Communauté d’Avenir. Connaître les défis que notre métropole devra relever dans les prochaines années.

En ce soir de janvier, dans la salle du conseil du Taillan-Médoc, ils sont une quarantaine d’élus et de soutiens de la majorité municipale venus dialoguer avec leur maire, Agnès Versepuy, et le chef de cabinet d’Alain Juppé, Vincent Mauricard. Ce dernier commence par rappeler les dates clés de l’histoire de l’institution, depuis sa création en 1968 sous le nom de Communauté urbaine de Bordeaux, jusqu’à ses évolutions récentes : passage en métropole au 1er janvier 2015, mutualisation de ses services avec ceux des communes à partir du 1er janvier 2016, prise de compétences départementales (voirie, tourisme, fonds solidarité logement et fonds d’aide aux jeunes) au 1er janvier 2017. Toutes ces réformes ont été voulues par le Gouvernement dans un souci de renforcer le rôle institutionnel des métropoles. Mais, comme le souligne Agnès Versepuy, « Alain Juppé souhaite que le rôle, l’identité et la légitimité des communes soient assurés. » Car Bordeaux Métropole ne doit pas être isolée et écrasante. Au contraire, elle est au service des communes. Les maires, quelles que soient leurs sensibilités politiques, veillent scrupuleusement à cet équilibre depuis près de cinquante ans.

Redoutée par certains élus, la mutualisation des services est pourtant une réussite. Certes, des réglages ont été nécessaires dans un premier temps. Mais pour les communes qui participent à cette réforme, « les résultats sont probants » comme le souligne Agnès Versepuy. Dans une période de contrainte budgétaire sans précédent pour les collectivités, « la mutualisation a permis à la commune du Taillan-Médoc de faire des économies conséquentes. » Mais, la mutualisation n’a de sens que si elle est accompagnée d’un cadre de discussions et d’échanges entre les maires et les services de Bordeaux Métropole. Ainsi, selon Vincent Mauricard, « seule la cogestion permet de maintenir les conditions d’un dialogue constructif et non partisan entre élus. » La cogestion est le mode de gouvernance qui a permis de rendre notre territoire aussi attractif, car « aucune commune n’est oubliée ».

Les nombreux échanges avec les participants soulignent que Bordeaux Métropole est un sujet complexe dont le caractère est innovant et les enjeux multiples. Deux heures n’auront pas suffi pour tout aborder, d’autant qu’une énième réforme, si elle était adoptée par le Parlement, pourrait radicalement changer les relations entre les communes et la métropole : l’élection au suffrage universel direct de conseillers métropolitains en 2020. Mais ceci est un autre sujet qui donnera lieu à une autre rencontre entre les élus du Taillan-Médoc et Communauté d’Avenir.

photo double

2017-09-28T16:25:28+00:00